ETHIQUE

 

Les développements exponentiels de technologies, la notion d’homme augmenté et le début de succès du transhumanisme exigent de nous que nous nous plongions dans la question de l’humain et de l’éthique. Que nous tentions de penser l’humain et son univers de manière décloisonnée, en intégrant le progrès dans ses multiples dimensions économique, politique et social.

Pour essayer de répondre à ces questions: Qui suis-je ? Quel humain en devenir ? Quel avenir souhaitons-nous ? Quelle transformation face à l’injustice sociale ? Nous proposons de réfléchir sur le sens moral et politique de la responsabilité à assumer à l’égard de la souffrance et l’exclusion que génèrent l’injustice, les inégalités grandissantes et de replacer l’éthique et la justice sociale au cœur du projet de développement.

Analyser ce qu’impliquent les métamorphoses et les transformations à l’échelle de nos Etats et de leurs politiques sociales et environnementales. Redéfinir la place de l’éthique dans un environnement capitaliste et libéral. Imaginer les étapes pour que l’organisation collective, aujourd’hui sous tension, puisse repenser la prise en charge des risques politiques et environnementaux (entre autres) afin de pouvoir agir contre les injustices de manière durable.

Ainsi, la Chaire propose de porter son regard sur la mise en cohérence entre les politiques sociales et économiques et une approche « éthique » en ligne avec les objectifs de développement durable. Une approche qui permette d’aborder les soubresauts et les tensions d’un monde où le rapport de force et la violence prennent parfois place de manière politique (comme on a pu le voir avec l’arrivée de Trump au pouvoir).

Ce 2eme axe a donc pour vocation d’explorer la notion d’éthique reconstructive et d’identifier quelles sont les dynamiques qui permettent d’avancer, quels sont les pays qui montrent l’exemple en termes d’éthique, quels sont les nouveaux modèles qui permettent de réinventer l’Etat social, de réaffirmer les identités, stabiliser les équilibres, renforcer l’interdépendance tout en diminuant les inégalités.

Ainsi, ce 2eme axe de recherche, cette éthique « post-séculière » et complexe, au travers des différents angles d’étude, permettra-t-elle d’envisager une forme de réconciliation entre les différentes forces en place tout en permettant une prise de responsabilité de chacun dans la mise en place d’un avenir possible et plus juste sur l’ensemble des territoires concernés.